11/01/2011

Un sorcier, un mort, un vampire

NOURRY.jpgTrois nouvelles des livres anglophones pour la jeunesse, donc des livres pour la jeunesse qui comptent.
Première nouvelle, AFP et livreshebdo.fr confirment que la plainte pour plagiat déposée contre l'éditeur américain de Harry Potter a été rejetée. Selon les plaignants, le quatrième tome de "Harry Potter" (La Coupe de feu) ressemblait à The Adventures of Willy the Wizard. Livid Land, un album de feu Adrian Jacobs. D'autres poursuites continuent devant la Haute Cour de Londres contre Bloomsbury, l'éditeur anglais. En jeu : 500 millions de £. Gloups.
Deuxième nouvelle, Dick King-Smith, ex-instit devenu auteur de produits vendus à plus de 15 millions d'exemplaires, c'est-à-dire adaptés au cinéma et à la télé, est mort il y a peu. Par chez nous, cet auteur anglophone a été largement vampirisé par l'Éducation nationale. Il est donc disponible sous de multiples formes (récits, bédéisations des textes inscrits "sur la liste des livres conseillés", livrisation de la filmisation de Chris Noonan Babe, le cochon devenu berger...) chez Gallimard Jeunesse essentiellement, même si l'école des loisirs publiera le 3 février "un album de Pascal Rabaté d'après Harry est fou".
Troisième nouvelle, lors des trois premiers trimestres 2010, selon livreshebdo.fr, "le CA de Lagardère Publishing [Hachette Livre, dirigé par Arnaud Nourry, avec photo d'Éric Couderc] a reculé de 5%" voire 6,8% à données comparables, pour se chiffrer à 1,609 milliard d'euros, soit un recul de près de 100 millions. La branche livre "continue de subir l'érosion des ventes de la saga 'Twilight' de Stephenie Meyer, qui a eu un impact sensible sur l'évolution du CA aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne". Associés à un marché de l'éducation difficile (livraisons d'ouvrage pour le lycée non prises en compte provisoirement à cause des nouveaux programmes, recul des parts de marché en Espagne), ces chiffres expliquent que de nouvelles stratégies tentent de prolonger le succès de "Twilight" par la réédition et l'effet collection étudié jadis par Isabelle Olivero.
Comment, précisément ? Voyons cela demain, ne serait-ce que pour ménager le züzbenze...
BF

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